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28 janvier 2020

Salut à toutes et tous

Les élections municipales, comme toutes les élections, cela reste un terrain de jeu que partis qui se partagent le pouvoir et autres défenseurs du système veulent garder pour eux (les égoïstes). Ces gens-là nous parlent démocratie mais n'aiment pas quand d'autres veulent se mêler de la chose politique.
A Bordeaux, à peine la campagne commence-elle à frétiller que déjà ça coince. Ce jour avait lieu ce que Sud-Ouest et TV7 appellent le 3ième débat des municipales. Pour eux, ne semblent exister que 3 candidats (l'un d'entre eux, le maillon faible ayant abandonné la partie dès le début).

Ils étaient donc 3 ce mardi pour débattre sur l'écologie, faisant comme s'ils étaient seuls au monde. Pourtant ce même jour, le journal Sud-Ouest reconnait en page 20 qu'il y a bien d'autres candidats, ils sont cités mais dans une catégorie toute spéciale, celle dite des "petits candidats". Et voilà, la chose est dite. Dans cette élection, il y a les gros et les petits. A comprendre qu'il y a les crédibles, les sérieux, ceux qui peuvent l'emporter et puis il y a les autres qui comptent moins forcément. Mais qui mesure la taille des candidats ? En quoi Florian, Cazenave ou Hurmic seraient-ils plus grands ? Par leurs idées, par leurs propositions ? Par leur bilans ou leurs palmarès ? Vue d'en bas, on ne voit pas du tout en quoi ces gens-là seraient plus grands, au contraire même. Quand on les entend comme encore lors de ce débat, on se dit qu'il y a mal-donne ou entourloupe.
Encore une fois, on nous fabrique l'élection que le pouvoir en place veut bien. On nous prend pour des cons, comme d'habitude, on nous dit qui peut gagner et donc parmi qui il faudrait choisir. Comme une assurance, une vraie garantie de la stabilité, de la continuité du système.

C'est justement tout cela, tout cet ordre, cette routine, ce jeu de dupes, que nous souhaiterions bousculer. Nous souhaiterions que cette élection qui n'est qu'une formalité pour que toujours les mêmes se répartissent les part du pouvoir devienne un vrai moment de démocratie, de confrontation entre des projets politiques, qu'il n'y ait pas que les riches qui parlent mais qu'il y ait aussi d'autres qui existent, qui fassent entendre une autre voix, une autre classe sociale, une autre perspective, celle de la rupture, de la transformation profonde des conditions de vie.
C'est ce à quoi la liste "Bordeaux En luttes" voudraient être utile : exprimer notre colère contre un système injuste et en même temps se battre pour des choix politiques qui répondent immédiatement aux intérêts de l'ensemble de la population.

En attendant, il est toujours possible de s'inscrire sur les listes électorales, jusqu'au 7 février !

Philippe Poutou.